Dominique Desseigne lance un cri de détresse à l'Etat
L'une des plus grandes figures emblématiques du casino en France, Dominique Desseigne (PDG du groupe barriere ndlr), a lancé un "SOS" à l'Etat pour qu'il vienne urgemment en aide aux 197 établissements de jeu en France. A la tête de 39 casinos en France générant un chiffre d'affaires de 1,3 milliards d'euros, Dominique Desseigne est pessimiste sur l'avenir du jeu si aucune mesure n'est prise par le gouvernement avant l'ouverture du marché du jeu en ligne en 2009. Desseigne tire un bilan de l'activité du casino aussi morose que le moral des français. En effet, le premier semestre 2008 fut mauvais mais le directeur du groupe Barrière s'attendait à ce que cette crise soit passagère espérant que l'activité reprenne à la rentrée. Que nenni! ce fut le contraire et les chiffres ne cessent de piquer du nez. La moitié des casinos est dans le rouge qui font face à des problèmes de rentabilité. Selon Desseigne, la crise a "un seul pied" dans les casinos mais quand elle aura les deux pieds les établissements de jeux seront dans une situation très critique. La crise dans les casinos Barrière s'exprime par une baisse des dépenses des joueurs notamment dans le jeu phare : les machines à sous. Ce jeu qui représente la quasi totalité du produit brut des jeux (PBJ) a subi une chute de l'ordre de 15% voire 20% de recettes en moins, ce qui se chiffre à plusieurs millions d'euros en moins pour l'établissement. Cette diminution n'est pas apparue du jour au lendemain mais au fil des mois. Le contrôle d'identité à l'entrée des salles de jeux imposé par l'Etat pour protéger les mineurs et les joueurs interdits de jeu fut la première cause de la baisse de fréquentation chiffrée à 3% dans les établissements Barrière. Puis, l'interdiction de fumer a donné un coup dur aux caisses des casinos. Enfin, les sites de casino en ligne sont des concurrents de tailles des complexes de jeu réels et la situation devrait empirer avec l'ouverture maîtrisée des jeux en ligne dans quelques mois. La crise financière est la "cerise sur le gâteau" de tous les maux dont souffrent les casinos en France.
Face à cette situation morose pour le jeu réel, le président du premier groupe de France (en terme de PBJ ndlr) s'adresse aux pouvois publics pour venir en aide aux casinos sous forme de diminution des prélèvements. Cette aide serait seulement temporaire d'une période d'au moins deux ans et se traduirait par le passage de 25% à 35% l'abattement sur les bandits machots et les jeux traditionnels comme le baccarat, le black jack ou la roulette. Cet abattement permettrait de relancer l'activité, engranger plus de revenus et donc redonner du baume au coeur aux casinos. Cet abattement a aussi pour objectif de préserver des emplois dont pour certains établissements les menaces de licenciements pèsent lourdement. En effet, le secteur du casino dans l'hexagone emploie pas moins de 20 000 personnes et représente pour 200 communes de France le premier employeur. En d'autres termes, de nombreuses communes pourraient voir décoller le taux de chômage si l'Etat n'intervient pas. Les budgets municipaux dépendent pour certaines communes de 60% des revenus versés par les casinos. Des établissements de jeux ont dû arrêter des investissements dans les pôles culturel suite à la crise qui touche la France comme c'est le cas du casino de Deauville. Les stations thermales sont aussi directement touchées puisque dans certaines villes, les thermes représentent le coeur d'activité. En cas de caisses vides des complexes de jeu, aucun investissement ne pourra se faire dans les thermes ce qui peut fragiliser l'2conomie locale.
Dominique Desseigne dénonce aussi la rigidité de l'Etat en terme d'innovation. Le texas hold'em poker représente seulement 7% du PBJ et restent déficitaires alors que dans d'autres pays européens, la législation est plus libre. En France, il est aujourd'hui interdit d'inviter des clients ou utiliser des méthodes marketing contrairement à d'autres pays de l'UE. Sur la question de l'ouverture du marché français aux opérateurs de casino en ligne, poker et paris sportifs, Desseigne ne comprend pas comment l'Etat ne fait pas la chasse aux sites étrangers considérés comme étant illégaux. En outre, la France compte interdire les jeux de machines à sous dans le casino online car ce jeu a tendance à rendre le joueur trop "accro". Quant aux jeux de black jack et roulette, ils devraient être interdits également pour soi-disant protéger les casinos réels. Il restera donc seulement le jeu de poker à exploiter sans oublier que des sites de jeu en ligne sont présents sur le web francophone depuis de longues années. L'expérience acquises par ces sites devraient laisser loin derrière les tout nouveaux comme les sites de jeu en ligne de Barrière. Le groupe Barrière a des sites prêt à l'emploi et pourtant, contrairement au groupe Partouche (lire l'article Partouche se lance au poker et défie l'Etat) , il attend que tout soit entièrement légalisé avant de se lancer dans l'aventure. Quand on demande à cet homme discret et élégant ce qu'il pense du prestige du casino qui a perdu de sa superbe, il admet que les casinos ne sont plus les lieux d'antan qui faisaient rêver les joueurs. Et pourtant, il n'en démord pas moins que ce reve peut être de nouveau donner aux joueurs à l'avenir.
Dominique Desseigne est un acteur incontournable dans le paysage du jeu réel en France. Cet homme charismatique tire la sonnette d'alarme avant que la situation ne se dégrade davantage...et que la fameuse phrase lachée par Isidore Partouche "pour gagner au casino, il faut en avoir un" ne devienne qu'histoire ancienne. Affaire à suivre.
© Casinoweb

Face à cette situation morose pour le jeu réel, le président du premier groupe de France (en terme de PBJ ndlr) s'adresse aux pouvois publics pour venir en aide aux casinos sous forme de diminution des prélèvements. Cette aide serait seulement temporaire d'une période d'au moins deux ans et se traduirait par le passage de 25% à 35% l'abattement sur les bandits machots et les jeux traditionnels comme le baccarat, le black jack ou la roulette. Cet abattement permettrait de relancer l'activité, engranger plus de revenus et donc redonner du baume au coeur aux casinos. Cet abattement a aussi pour objectif de préserver des emplois dont pour certains établissements les menaces de licenciements pèsent lourdement. En effet, le secteur du casino dans l'hexagone emploie pas moins de 20 000 personnes et représente pour 200 communes de France le premier employeur. En d'autres termes, de nombreuses communes pourraient voir décoller le taux de chômage si l'Etat n'intervient pas. Les budgets municipaux dépendent pour certaines communes de 60% des revenus versés par les casinos. Des établissements de jeux ont dû arrêter des investissements dans les pôles culturel suite à la crise qui touche la France comme c'est le cas du casino de Deauville. Les stations thermales sont aussi directement touchées puisque dans certaines villes, les thermes représentent le coeur d'activité. En cas de caisses vides des complexes de jeu, aucun investissement ne pourra se faire dans les thermes ce qui peut fragiliser l'2conomie locale. Dominique Desseigne dénonce aussi la rigidité de l'Etat en terme d'innovation. Le texas hold'em poker représente seulement 7% du PBJ et restent déficitaires alors que dans d'autres pays européens, la législation est plus libre. En France, il est aujourd'hui interdit d'inviter des clients ou utiliser des méthodes marketing contrairement à d'autres pays de l'UE. Sur la question de l'ouverture du marché français aux opérateurs de casino en ligne, poker et paris sportifs, Desseigne ne comprend pas comment l'Etat ne fait pas la chasse aux sites étrangers considérés comme étant illégaux. En outre, la France compte interdire les jeux de machines à sous dans le casino online car ce jeu a tendance à rendre le joueur trop "accro". Quant aux jeux de black jack et roulette, ils devraient être interdits également pour soi-disant protéger les casinos réels. Il restera donc seulement le jeu de poker à exploiter sans oublier que des sites de jeu en ligne sont présents sur le web francophone depuis de longues années. L'expérience acquises par ces sites devraient laisser loin derrière les tout nouveaux comme les sites de jeu en ligne de Barrière. Le groupe Barrière a des sites prêt à l'emploi et pourtant, contrairement au groupe Partouche (lire l'article Partouche se lance au poker et défie l'Etat) , il attend que tout soit entièrement légalisé avant de se lancer dans l'aventure. Quand on demande à cet homme discret et élégant ce qu'il pense du prestige du casino qui a perdu de sa superbe, il admet que les casinos ne sont plus les lieux d'antan qui faisaient rêver les joueurs. Et pourtant, il n'en démord pas moins que ce reve peut être de nouveau donner aux joueurs à l'avenir.
Dominique Desseigne est un acteur incontournable dans le paysage du jeu réel en France. Cet homme charismatique tire la sonnette d'alarme avant que la situation ne se dégrade davantage...et que la fameuse phrase lachée par Isidore Partouche "pour gagner au casino, il faut en avoir un" ne devienne qu'histoire ancienne. Affaire à suivre.
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Décembre 2008
Casino en ligne : notre sélection
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