Jeux en ligne: la France pas en phase avec la Commission Européenne
Alors que la France
s'est pliée aux injonctions de la Commission
Européenne en matière d'ouverture du jeu en
ligne, voilà qu'elle est sommée d'apporter des
changements supplémentaires. Petit retour en
arrière. La France a attendu plusieurs années
pour lever son monopole d'Etat avec la Française des Jeux et
le PMU dont Bruxelles lui avait imposé de s'ajuster aux
principes de libre circulation des services. La Commission
Européenne a demandé à la France
d'ouvrir son marché du jeu en ligne afin d'être en
conformité avec le droit européen. Paris a
traîné les pieds et sous les menaces insistantes
de Bruxelles, la France a fini par céder et a
accepté de libéraliser le jeu en ligne. Le
marché du jeu sur Internet concerne les paris sportifs,
poker en ligne et couses hippiques et ils seront ouverts aux
opérateurs etrangers qui bénéficieront
d'une licence de jeux de l'Autorité de régulation
des jeux en ligne (ARJEL) (lire article les
professionnels du jeu en ligne). Jusque là tout va
bien.
Mais la Commission Européenne vient d'en rajouter une couche
puisqu'elle demande à ce que la France apporte des preuves
sur le fait que l'addiction au jeu provient des taux de plafonnement
élevé. En d'autres termes, selon la France, plus
le taux de plafonnement est haut et plus il entrainerait un risque pour
le joueur d'être accroc au jeu. Bruxelles attend que la
France explique pourquoi elle compte plafonner entre 80% et 85% des
parts distribuées et pas au delà. Ce taux de
retour au joueur est un sujet épineux et Paris est
contrainte d'en apporter des preuves formelles. Autant dire que
l'exercice ne va pas être simple.
L'autre sujet problématique pour Bruxelles est que la France a clairement dit qu'elle comptait obliger les groupes de jeux en ligne à faire une demande de licence française bénéficiaire ou non d'une licence européenne. Ce qui signifie que la licence de jeu de Malte ou d'un quelconque pays membre de l'Union Européenne (UE) n'a absolument aucune valeur aux yeux de l'Etat français pour l'attribution de la licence de jeu française. Or, la Commission Européenne tient à ce que la France prenne en compte les vérifications des opérateurs qui ont une licence de jeux existante que ce soit en Grande-Bretagne, Malte ou un autre pays de l'UE.
Enfin, la Commission Européenne attend à ce que les instances sportives donnent leur accord pour que les joueurs français puissent parier en ligne. Le monde du jeu en France est en pleine ébullition et il y a très peu de chances pour que les premières licences de jeu françaises voient le jour le 1er janvier 2010. En effet, la France n'est pas encore en phase à 100% avec la Commission Européenne et il va falloir encore quelques mois pour que Paris soit en phase avec elle. Décidément, le courant entre la Commission Européenne et la France ne passe pas très bien et Paris va devoir ajuster le tir pour la satisfaire pleinement. Affaire à suivre.
© Casinoweb
Mais la Commission Européenne vient d'en rajouter une couche
puisqu'elle demande à ce que la France apporte des preuves
sur le fait que l'addiction au jeu provient des taux de plafonnement
élevé. En d'autres termes, selon la France, plus
le taux de plafonnement est haut et plus il entrainerait un risque pour
le joueur d'être accroc au jeu. Bruxelles attend que la
France explique pourquoi elle compte plafonner entre 80% et 85% des
parts distribuées et pas au delà. Ce taux de
retour au joueur est un sujet épineux et Paris est
contrainte d'en apporter des preuves formelles. Autant dire que
l'exercice ne va pas être simple. L'autre sujet problématique pour Bruxelles est que la France a clairement dit qu'elle comptait obliger les groupes de jeux en ligne à faire une demande de licence française bénéficiaire ou non d'une licence européenne. Ce qui signifie que la licence de jeu de Malte ou d'un quelconque pays membre de l'Union Européenne (UE) n'a absolument aucune valeur aux yeux de l'Etat français pour l'attribution de la licence de jeu française. Or, la Commission Européenne tient à ce que la France prenne en compte les vérifications des opérateurs qui ont une licence de jeux existante que ce soit en Grande-Bretagne, Malte ou un autre pays de l'UE.
Enfin, la Commission Européenne attend à ce que les instances sportives donnent leur accord pour que les joueurs français puissent parier en ligne. Le monde du jeu en France est en pleine ébullition et il y a très peu de chances pour que les premières licences de jeu françaises voient le jour le 1er janvier 2010. En effet, la France n'est pas encore en phase à 100% avec la Commission Européenne et il va falloir encore quelques mois pour que Paris soit en phase avec elle. Décidément, le courant entre la Commission Européenne et la France ne passe pas très bien et Paris va devoir ajuster le tir pour la satisfaire pleinement. Affaire à suivre.
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June 2009
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