L'Afrique du Sud interdit les jeux d'argent en ligne
L'Afrique du Sud a été très largement associée au monde des jeux en ligne en France. En effet, c'est à l'occasion de l'ouverture de la Coupe du monde de football, en Afrique du Sud précisément, début juin dernier, que le marché des paris et jeux d'argent en ligne a été légalement autorisé (sous certaines conditions) en France.
Aujourd'hui, l'Afrique du Sud est à nouveau au centre de l'actualité des jeux en ligne puisque, le 20 août dernier, elle a interdit toute forme de jeu en ligne. Un fort recul pour un pays qui a été longtemps plutôt libéral avec les opérateurs de jeux d'argent.
Alors même que le ministre de l'industrie et des échanges attendait toujours le rapport final qui devrait permettre au gouvernement sud-africain de décider de légaliser ou non les jeux en ligne, la plus haute cour de justice sud-africaine n'a pas hésité, elle, pour interdire sans autre forme de procès toute forme de jeu online en attendant une éventuelle légalisation par le gouvernement. Ce dernier se trouve donc acculé et sa position en la matière n'est pas des plus aisées.
Avec la décision de la haute cour, les opérateurs sont contraints de fermer leurs sites sous peine d’amendes d’un maximum de 1,36 milliards d’euros et/ou de dix ans de réclusion ! Les effets directs de cette décision de justice sont nombreux. Les fournisseurs d'accès à internet (FAI) ont l'obligation de bloquer l'accès aux sites illégaux (tiens, tiens, l'Afrique du Sud se serait-elle inspirée d'une récente volonté et décision de justice françaises?). Selon le jugement du tribunal, toute publicité est interdite, les internautes pris en faute -tout comme les opérateurs- seront passibles d’un million de dollars d’amende et/ou de dix ans d’emprisonnement.
Cette décision de la haute cour va dans le sens souhaité par la commission «Gauteng Glambling Board» (CGGB), très virulente envers les opérateurs, et qui a toujours milité pour l’interdiction des casinos en ligne, n'hésitant pas, cette fois-ci, à faire pression sur la justice. Lucky Lukhwareni, directeur des services juridiques du «Gambling Board» de la province de Gauteng a mis en garde les acteurs du marché souhaitant poursuivre malgré tout: «Nous avons contacté les médias pour qu'ils préviennent les casinos online de stopper leurs activités illégales. S'ils continuent nous procéderons à des arrestations et nous les poursuivrons en justice».
Une déclaration qui laissent certains opérateurs plutôt sceptiques. C'est ainsi que Fin24, site financier local, est persuadé que c’est là « une règle de plus sur une chose qui n'est pas régulable ».
Mais l’Afrique du Sud a d'ores et déjà fait savoir qu'elle tient à faire respecter la loi en arguant qu’en cas de libéralisation de son marché, seuls les acteurs ayant respecté le fait de se retirer pourront postuler pour des licences le jour J.
L'industrie du jeu en ligne sud-africaine pèserait entre 40 et 100 millions d'euros.
© CasinoWeb 2010
Aujourd'hui, l'Afrique du Sud est à nouveau au centre de l'actualité des jeux en ligne puisque, le 20 août dernier, elle a interdit toute forme de jeu en ligne. Un fort recul pour un pays qui a été longtemps plutôt libéral avec les opérateurs de jeux d'argent.Alors même que le ministre de l'industrie et des échanges attendait toujours le rapport final qui devrait permettre au gouvernement sud-africain de décider de légaliser ou non les jeux en ligne, la plus haute cour de justice sud-africaine n'a pas hésité, elle, pour interdire sans autre forme de procès toute forme de jeu online en attendant une éventuelle légalisation par le gouvernement. Ce dernier se trouve donc acculé et sa position en la matière n'est pas des plus aisées.
Avec la décision de la haute cour, les opérateurs sont contraints de fermer leurs sites sous peine d’amendes d’un maximum de 1,36 milliards d’euros et/ou de dix ans de réclusion ! Les effets directs de cette décision de justice sont nombreux. Les fournisseurs d'accès à internet (FAI) ont l'obligation de bloquer l'accès aux sites illégaux (tiens, tiens, l'Afrique du Sud se serait-elle inspirée d'une récente volonté et décision de justice françaises?). Selon le jugement du tribunal, toute publicité est interdite, les internautes pris en faute -tout comme les opérateurs- seront passibles d’un million de dollars d’amende et/ou de dix ans d’emprisonnement.
Cette décision de la haute cour va dans le sens souhaité par la commission «Gauteng Glambling Board» (CGGB), très virulente envers les opérateurs, et qui a toujours milité pour l’interdiction des casinos en ligne, n'hésitant pas, cette fois-ci, à faire pression sur la justice. Lucky Lukhwareni, directeur des services juridiques du «Gambling Board» de la province de Gauteng a mis en garde les acteurs du marché souhaitant poursuivre malgré tout: «Nous avons contacté les médias pour qu'ils préviennent les casinos online de stopper leurs activités illégales. S'ils continuent nous procéderons à des arrestations et nous les poursuivrons en justice».
Une déclaration qui laissent certains opérateurs plutôt sceptiques. C'est ainsi que Fin24, site financier local, est persuadé que c’est là « une règle de plus sur une chose qui n'est pas régulable ».
Mais l’Afrique du Sud a d'ores et déjà fait savoir qu'elle tient à faire respecter la loi en arguant qu’en cas de libéralisation de son marché, seuls les acteurs ayant respecté le fait de se retirer pourront postuler pour des licences le jour J.
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August 2010
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