Le pays
européen le plus courtisé du monde par les sites
de paris en ligne reste Malte. Cette petite île de 400 000
âmes représente la Mecque pour les pays du monde
entier souhaitant mettre un pied en Europe de manière
légale. En effet, les multiples sites de casino en ligne,
poker virtuel ou paris sportifs s’intéressent de
près à Malte pour obtenir une licence
européenne. De nombreux français ont
créé des structures de casinos en ligne
à Malte alors qu’ils avaient leur propre bureau
à Paris. C’est le cas de François
Brust, 43 ans, directeur du groupe de casinos B3W (Blue Winners World
Wild), qui a dû déménager ses bureaux
de Paris à Malte à cause de la loi
contreversée sur les paris en ligne.
Les jeux d’argent sont entièrement
légaux dans cette île européenne et
représentent une manne financière exceptionnelle
pour les caisses de l’Etat. Les casinos en ligne sont un
excellent moyen pour les finances de l’Etat mais aussi pour
des retombées annexes telles que la construction ou la
restaurantion. Plus de mille personnes travaillent dans le secteur du
jeu en ligne ou de la loterie à Malte, ce qui est
considerable pour un si petit pays.
En 2006, tous les sites de paris en ligne se sont orientés
et ont élu domicile à Malte. C’est le
cas de près de 200 sociétés de paris
et casinos suite aux problèmes survenus aux Etats-Unis.
D’ailleurs, les responsables de sites de casinos en ligne
dénoncent les faux procès contre les casinos
virtuels et crient haut et fort que le blanchiment d’argent
se font plus dans le réel que dans le monde virtuel. Comme
dénonce le patron de B3W, les cercles de jeux, que
ça soit à Paris ou sur la Côte
d’Azur, sont tenus par la mafia Corse. Ce même
patron a commencé l’aventure des paris en ligne en
1998, en créant au Costa Rica le casino Monte-Casino. Puis
en 2000, Bet in Paris a vu le jour et c’était le
premier casino en ligne qui permettait de gagner des cadeaux. Les
ministères du Budget et de l’Intérieur
avaiet donné leur accord pour exploiter ce principe de
casino en ligne. En 2002, François Brust
créé Yachting Casino en Angleterre et son
trimaran finit en deuxième place de la Route du rhum. Il a
attendu en vain la légalisation des jeux en ligne. La France
a été épinglée en juin 2007
contre la libre circulation des services au sein de l’Europe
en protégeant son monopole d’Etant (FDJ et PMU)
contre des sites de paris sportifs ou de courses hippiques. Zeturf,
société de courses hippiques basée
à Malte, a fait la une de la presse quotidienne,
motif : ce site a osé braver le monopole du PMU et
il n’a pas hésité à attaquer
la France auprès de la Cour de justice européenne
en août 2005. Les turfistes, passionnés de paris
hippiques en ligne, sont au nombre de 45 000 en France qui jouent sur
ce site. Le site reverse 95% de l’argent des joueurs de
tiercé (5% à l’Etat Maltais) alors que
le PMU ne reverse seulement 74% (14 % à l’Etat et
7 % à la filière hippique). Zeturf a
enregistré en 2007 près de 80 millions
d’euros d’enjeux et emploie 14 personnes. Le PDG de
Zeturf,
Rohan-Chabot, tient à ce que la France légalise
les paris en ligne pour les sites sérieux montrant toute
transparente sur leur activité. Ceci, dans le but
d’éviter aux joueurs français de
s’aventurer dans des sites peu scrupuleux et qui risquent de
se faire arnaquer. Bon nombre de français ont
décidé de s’implanter à
Malte de peur que seuls les casinotiers français tels que
les groupes
Partouche,
Barrière,
Tranchant ou
Joa
Groupe (Ex Moliflor) soient les seuls à
être légalisés par l’Etat
Français.
En novembre 2007, François Brust, fondateur de B3W,
s’est installé à Malte avec ses huit
casinos générant 300 millions d’euros
par an. Le taux de redistribution
s’élève à 98% en moyenne
alors que la FDJ redistribue seulement 60%. Le but des casinos en ligne
n’est pas de ruiner les joueurs mais de faire passer un
moment de bonheur. Comme dit Brust, avec 50 euros, le joueur aura
joué durant 3 heures en essayant de gagner. Le plafond des
mises est de 600 euros par jour, 2500 euros par semaine et 6000 euros
par mois. De plus, la rumeur voudrait que le Royal Flamingo qui est un
des casinos du groupe soit financé par le petit-fils
d’un associé de Benjamin Siegel alias
«Bugsy» (mafieux de Las Vegas dans les
années 1940 qui a investit des millions de dollars de la
mafia pour construire un casino à Las Vegas et qui a
été sauvagement abattu par la pègre
à cause du retour sur investissement qui tardaient
à venir).
Selon Mario Galéa, directeur de la Commission des jeux
maltais (Lotteries and Gaming Authority, LGA), le business du casino
est porteur de revenu mais ce n’est pas un paradis fiscal
comme on l’entend souvent. La LGA compte 45
contrôleurs et inspecteurs qui se doivent
d’enquêter sur les sociétés
qui demandent des licences ainsi que les personnes comme casier
judiciaire vierge, références, etc. De plus,
Malte travaille en étroite collaboration avec Interpol et
Europol. Trous ceux qui ont un touché de près ou
de loin à de la fraude ou blanchiment sont
refusés. A Malte, on dénombre plus de 300
sociétés qui ont demandé à
s’installer et il s’avère que
36 ont été éliminées, 125
licences ont été délivrées
et 80 certificats temporaires seront probablement validés.
De plus, 110 autres demandes sont en cours d’examen, ce qui
ne veut pas dire qu’elles seront facilement
acceptées. Le processus d’étude de
chaque demande est long et demande plusieurs mois d’analyses
de différents critères afin de recevoir le
sésame tant rêver des casinos en ligne.
Souvent considéré comme des blanchisseurs
d’argent, les casinos en ligne souffrent de cette image
négative qui leur collent à la peau. Et
pourtant., tout est faux. Les casinos en lignes jouent la carte de la
transparence (hormis les casinos figurant sur la liste noire ndlr) et
les magouilles sont bien plus fréquentent dans les paris
réels que les paris en ligne. En effet, comme le dit
Emmanuel de Rohan-Chabot, « les
sociétés présentes à Malte
ne blanchissent pas d’argent car elles ne brassent pas de
cash ». D’ailleurs, il est possible de
miser jusqu'à hauteur de 10 000 euros au PMU alors que sur
Zeturf le plafond est de 300 euros. D’ailleurs, si un joueur
se présente au guichet d’un PMU, il peut miser
incognito pour 100 000 euros en liquide sans avoir aucun
problème de blanchiment d’argent.
D’ailleurs, la mafia se sert justement de racheter des
billets gagnant de PMU pour blanchir leur argent alors qu’il
est impossible de le faire avec les sites de casino ou poker en ligne.
L’un des seuls risques auxquels les sites de poker en ligne
peuvent être confrontés sont la connivence entre
joueurs. Des sites phares de poker en ligne tel que
Titan
Poker font en sorte de contrôler de
manière très étroites tous mouvements
suspects entre joueurs de poker en ligne.
Il serait temps que les sites de poker en ligne retrouvent leur lettre
de noblesse. Les sites de casinos en ligne sont sérieux et
Casinoweb fait
partie des sites qui proposent à ces joueurs des casinos en
ligne de renom. Une liste de casinos ont la
licence
européenne et certains l’ont
reçue à Malte.