Un délai supplémentaire de 2 mois
a été accordé à la France pour motiver
son monopole sur les jeux d'argent .
Petit retour en arrière, il y a quelques mois l'Etat Français refusait sur ses
terrains de football, la présence de sponsors de paris sportifs. Quelques
semaines plus tard, c'est au tour d'Unibet de se voir refuser sa présence sur
la Grand Boucle, sous prétexte du monopole français sur les jeux d'argent.
Selon Bruxelles, le texte
français viole l'article 49 du Traité européen relatif à la libre prestation
des services. Cet abus de pouvoir a été condamné par la Commission Européenne,
dont le Commissaire, Charlie Mc Creevy, est connu pour être un fervent amateur
de courses hippiques. L'"avis motivé" de la Commission Européenne
envoyé à la France fin juin était l'étape préalable à la saisine de la Cour de
Justice. Les arguments majeurs de la France pour motiver sa position de monopole,
sont la lutte contre la criminalité et la dépendance. Mais la commission européenne,
ne semble pas être aussi candide que la France l'espérait.
Le monde hippique s'inquiète de l'ouverture
des paris à des opérateurs privés. Ils redoutent une baisse des aides financières.
La libre concurrence, selon des experts, serait une catastrophe pour toute la
filière. En effet, la France se place parmi les premiers pays pour l'élevage de
chevaux et les courses.
L'Allemagne et la Belgique ont vu
le nombre de courses chuter de 36% suite à l'ouverture de leurs marchés. Un des
leaders des paris en ligne, Chris Bell, directeur de Ladbrokes, a récemment déclaré,
qu'une course hippique par jour était truquée en Angleterre à cause des paris
en jeu.
La France a donc un sursis de 2
mois afin de constituer son dossier de défense,
pour sa politique de monopole. Le "grand
oral" aura lieu le 29 octobre. Elle devra "bachoter" pour
essayer de faire valoir ses motivations. Si la France échoue, il n'y aura pas
de cession de rattrapage.
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