La France a-t-elle revu sa politique à l'égard des paris sportifs?
Il se pourrait bien que la réponse soit "oui". La Commission
Européenne avait demandé à la France, en juin dernier, d'ouvrir son marché des
paris en ligne. Le gouvernement de Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il n'était pas
contre cette initiative mais prône pour une ouverture maîtrisée.
La saga des jeux en ligne arrive probablement a terme après
des années de procédure et de rebondissement dans l'hexagone. Le ministre du
budget et des Comptes publics, Eric Woerth, a affirmé que la France n'était pas
opposé à une ouverture de son marché à des opérateurs autres que la Française
des jeux et du PMU. L'ouverture se doit maîtrisée c'est-à-dire que les
opérateurs devront monter "patte blanche" pour proposer leurs jeux
aux internautes français.
La transparence est le maître mot pour tout opérateur
désirant proposer ses services sur le Net français. L'Etat veut contrôler les
opérateurs et vérifier s'ils ne blanchissent pas l'argent ou si les fonds ne
sont pas utiliser à des fins criminelles. De plus, les opérateurs devront faire
de la prévention auprès des joueurs afin qu'ils ne sombrent pas dans la
dépendance.
Les discussions avec la Commission Européenne devront
débuter prochainement avec le gouvernement français. Mais M. Woerth tient à
préciser qu'il existe une différence entre la FDJ et le PMU. En effet, ce
dernier participe au financement de la filière hippique et des milliers
d'emplois sont en jeu.
La France a jusqu'au 28 octobre pour expliquer sa position
sur le monopole des jeux. Un sursis de deux mois a été donné à la France qui
avait été condamnée en juillet dernier.
Ce feuilleton tire à sa fin. La France adopte une politique similaire
aux autres Etats membres de l'Union européenne. Verra-t-on des sites de
casinos, de poker et de paris sportifs proposer leurs services aux joueurs
français de manière entièrement légale? C'est en bonne voie. Affaire à suivre.