Le verdict est enfin
tombé dans cette saga digne des plus grands films
hollywoodiens : 20 ans requis contre Agnelet. Comme nous l'avons
longuement traité dans nos colonnes, l'affaire Leroux prend
un nouveau tournant. Le principal suspect Jean-Maurice Agnelet a été
condamne le jeudi 11 octobre à vingt ans de prison pour le
meurtre d'Agnès Le Roux. Agé de 69 ans, Agnelet peut
se pourvoir en cassation pour échapper à la réclusion
à perpétuité.
Retour en arrière.
Décembre 2006 : Agnelet avait été acquitté
en première instance par la cour d'assises des Alpes
Maritimes pour manque de preuves. Agnelet était suspecté
d'avoir tué sa maîtresse, Agnès le Roux, après
l'avoir incité à vendre ses parts au
casino rival :
Le Ruhl. Jean-Dominique Fratoni, patron du casino Le Ruhl, était
une figure de la mafia locale et proche de Jacques Médecin,
maire de Nice.
Renée Le Roux,
mère de la victime, n'a jamais baissé les bras pour
connaître la vérité sur la mort de sa fille. Son
corps n'a jamais été retrouvé jusqu'à
maintenant. Dans les années 1980, l'affaire avait été
abandonnée par la justice niçoise. Mais tout bascule en
1999 lorsque l'ancienne maîtresse d'Agnelet avoue que
l'alibi était faux. Françoise Lasseure avait été
l'alibi d'Agnelet en 1977. Le dossier Agnelet est donc rouvert.
Maurice Agnelet avait
bien placé en Suisse l'argent reçu de la vente des
parts d'Agnès Le Roux. Le montant s'élève à
457 000 euros soit près de 3 millions de francs français.
Pour ces faits, Agnelet avait été condamné à
une courte peine qu'il a purgée il y a plus de vingt ans.
Quant à l'accusé,
il nie avoir tué sa maîtresse mais la seule certitude
dans ce dossier est l'amour d'Agnès pour cet homme.
Peut-être que des rebondissements et des révélations
mettront la lumière sur cette saga qui dure depuis trente ans.
Affaire à suivre.
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