L'industrie du jeu en France représente un marché gigantesque de milliards d'euros chaque année qui vont droit dans les les caisses de l'Etat. Les trois acteurs sont la Française des Jeux (FDJ), les Casinos et le Pari Mutuel Urbain (PMU). La Française des jeux est la poule aux oeufs d'or de l'Etat français et se trouve sous les feux des projecteurs en ce jour du 30 novembre 2007.
Un simple citoyen français, Robert Riblet, est au coeur de la polémique qui met à mal la confiance de la FDJ. Durant sept ans, Riblet a vérifié si la répartition des tickets de grattage était bien respectée. En théorie, un ticket gagnant doit se trouver dans un lot de 50 jeux de grattage. Or, Robert Riblet a enquêté sur la répartition "au hasard" des tickets et il s'avère que la proportion des tickets gagnants n'était pas proportionnelle. La répartition des gains des jeux de grattage n'est pas aléatoire et cette affaire d'escroquerie s'élève à des millions d'euros. Des millions de joueurs ont donc été lésés durant plusieurs années.
Le joueur s'est rendu compte que des joueurs et buralistes étaient au courant des pratiques. Riblet décide de porter plainte: Il fait l'objet de pression et se voit menacé d'être poursuivi pour diffamation par la FDJ. Le joueur s'est même vu proposer 300 000 euros pour étouffer l' affaire et ne pas faire de bruit. Raté. La FDJ doit s'expliquer devant la justice sur cette suspicioon de trucage.
Décidément, les jeux font du bruit. Quand ce n'est pas les sites de paris sportifs ou les sites de casinos en ligne, c'est la FDJ considère comme étant le jeu le plus sérieux et fiable. Avec cette affaire qui n'est qu'à son début, la FDJ devra s'expliquer sur cette sombre affaire qui ternit le monde du jeu réel. Il ne manquerait plus que les cercles de jeux de poker soit au centre d'une polémique pour que l'ensemble des jeux français aient au moins fait la une des journaux.