Le mois dernier, le président de la République
française, Nicolas Sarkozy, décidait de supprimer
les publicités sur les chaînes publiques. Comment
trouver 800 millions d’euros en guise de financement de ces
chaînes ? C’est simple comme un coup de
fil ! Vous taxez les chaînes privées, les
télécommunications, la FDJ, le PMU et les 197
casinos français. Et le tour est joué. Alain Minc
aurait soufflé cette idée de suppressions de
publicités au président Sarkozy et de compenser
par des taxes sur les télécoms, les
chaînes privées et Internet. Thierry Ardisson qui
est producteur d’émissions avait trouver une belle
formulation pour taxer les casinos « taxer
le vice pour financer la vertu ». Les jeux
d’argent comme la Française des jeux, les casinos,
le PMU et probablement les sites de jeux en ligne devront mettre la
main au porte monnaie une fois de plus. Il est vrai que les chiffres
des jeux d’argent en France donnent le tournis aux
économistes qui voient en eux la poule aux œufs
d’or et un moyen simple pour prélever des taxes.
Le chiffre d’affaires (CA) de la FDJ
s’élève à 9 milliards
d’euros tout comme le PMU, le CA du groupe Partouche est
estimé à 500 millions d’euros, le
groupe Barrière à 300 millions d’euros.
La recette fiscale de cette brochette
« jeux »
s’élève à environ 20
milliards d’euros.
Justement en parlant de taxe, voilà que
l’Organisation des Nations Unis (ONU) met son grain de sel.
Ainsi, l’ONU réfléchit à
taxer les jeux et le commerce sur le net. Afin de financer la
lutte contre la pauvreté. Philippe Douste-Blazy, nouveau
conseiller spécial du secrétaire
général de l’ONU Ban Ki-Moon, a
annoncé que l’ONU planchait sur cette taxe qui
permettra de financer le développement.
Décidement, le monde a les yeux rivés sur les
jeux d’argent qui est en proie d’être le
seul moyen de financer tout type de projets. On a eu droit à
la taxe de solidarité sur les billets d’avion pour
financer les pays en développement et voilà que
les sites de
poker
online et de
casino en
ligne voient arriver la taxe pour combattre la
pauvreté. Il y a de quoi en perdre son latin avec tout ces
bruits de couloirs, ses projets de loi, taxes
supplémentaires, etc.
Les casinos terrestres français et les sites de casinos en
ligne et de poker virtuels sont dans un épais brouillard
médiatique. En effet, les acteurs de l’industrie
des jeux en ligne ne savent pas si la
loi
LOPSI2 sera-t-elle appliquée aussi aux
sites de casinos et poker en ligne ? les jeux en ligne
vont-ils financer la suppression de la publicité dans les
chaînes publiques ? Les sites de casinos en ligne
vont-il payer une taxe pour lutter contre la pauvreté dans
le monde ? Que des questions et pas encore de
réponse précises. Seul l’avenir nous
donnera plus d’informations sur
l’avancée du dossier.
Une chose est sûre dans cet imbroglio des temps
modernes : l’être humain aime le jeu et il
faudra toujours plus d’idées marketing pour
attirer toujours plus joueurs. Et l’Etat trouvera toujours
plus d’idées pour taxer les sites de jeux et les
casinos terrestres pour financer ses projets. Et si l’Etat
nationalisait tous les casinos réels de l’hexagone
et les casinos en ligne ? Affaire à suivre.
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