L’ouverture du
marché du jeu en ligne est un débat qui dure
depuis des mois et c’est un sujet à
rebondissement. Le gouvernement a laissé penser à
de maintes reprises qu’il allait ouvrir son marché
et que le monopole d’Etat allait disparaître.
Souvent montré du doigt par la Commission
Européenne, la France a pour obligation
d’expliquer clairement sa position ambigue en
matière de jeu en ligne qui intègre le casino en
ligne, le poker
sur internet ou les paris sportifs.
Une étude commandée par les principaux
opérateurs européens de jeux et de paris sur
internet a clairement laisser entendre que l’ouvertre des
jeux en ligne à la concurrence serait favorable aussi bien
aux joueurs qu’à l’Etat. L’European Gaming &
Betting Association (EGBA) a pour objectif de
« promouvoir un environnement favorable à
la juste concurrence des opérateurs favorisant la
liberté de choix pour les consommateurs sur un
marché européen régule des jeux en
ligne ». La présidente de
l’EGBA, Sigrid Ligné, a mentionné que
la situation devenait intolérable pour les responsables de
sociétés en ligne d’être
poursuivis en France pour infraction à la
législation sur les jeux. L’épisode
médiatique de Unibet a laissé des traces dans les
journaux et a mis en exergue le disfonctionnement de la politique de
l’Etat.
La France s’est engagée à donner une
réponse à la commission Européenne
avant fin mars 2008. Le compte à rebours a
commencé et le verdict tombera comme un couperet pour les
acteurs principaux du jeu en ligne. Affaire à suivre.