La région
Rhônes-Alpes est souvent associée aux exploits de
l’Olympique Lyonnais, six fois champion de France, qui est
sur la voie royale pour remporter une fois encore le titre.
Et pourtant, la Région Rhones-Alpes est connue pour ses
magnifiques casinos du groupe Partouche comme le
« Casino Pharaon »
situé en plein cœur de Lyon, à deux pas
du siège sociale d’Interpol, ou le casino de
Charbonnière « Le Lyon
Vert ».
La région Rhônes-Alpes compte pas moins de 22
casinos (voir
carte
des casinos) et génèrent un chiffre
d’affaires de plus de 400 millions d’euros pour
l’exercie 2006-2007. Les casinos de la région
« capitale de la gastronomie » a
enregistré une baisse de 0,5% du produit brut des jeux pour
cette année ce qui représente une diminution de 2
millions d’euros. Cette chute s’explique en partie
par le contrôle d’identité à
l’entrée des casinos exigée par la loi.
Le casino qui a subit le plus gros revers est le
casino
d’Annemasse avec une chute de 10,8% du chiffre
d’affaires. Ce même casino est au centre de
l’actualité dont un certain Charles Pasqua,
ministre de l’Intérieur de
l’époque, aurait reçu plus
d’un million d’euros pour financer sa campagnes aux
élections européennes en contrepartie de
l’autorisation d’exploitation du casino
d’Annemasse.
Le monde du casino est un monde sans pitié et les
casinotiers se livrent à une guerre acharnée qui
se règlent parfois devant Monsieur le Juge.
Souvenez-vous de la saga du casino de Lille qui s’est
terminée au tribunal et le groupe Barrière avait
gagné « l’assaut
final » contre le
groupe
Partouche.
Les casinos se sont toujours livrés à une guerre
sans merci et lors de l’expansion des casinos, les
casinotiers essayaient de débaucher les croupiers ou
personnel des casinos concurrents. Le monde du casino terrestre en
France est contrôlé par une poignée de
groupes: les huit premiers casinotiers de France contrôlent
plus de 85% du marché français et les quatre
premiers groupes de casinos (Barrière, Partouche, JOA et
Tranchant) détiennent les trois quart du marché
national de casinos. Les casinos indépendants
n’ont qu’à bien se tenir face
à ses monstres de casinos qui raflent tout sur leur passage.
Sur 22 casinos de la région Rhônes-Alpes, neuf
casinos sont aux mains d’indépendants qui arrivent
à se sortir du lot en comparaison à la moyenne
nationale. Le groupe Joa ne cache pas ses ambitions de venir
côtoyer les casinos de la région de par le
potentiel élevé notamment dans les environs
d’Annecy, Allevard, Challes-les-Eaux et d’autres
lieux attrayants. Les indépendants comme le
casino de
Challes-les-Eaux a augmenté de 9% son chiffre
d’affaires, Hauteville-Lompnes de 8,9% et
Noirétable
de plus de 79 %. Autant dire que les groupes de casinos sont sur les
« starting blocks » pour ne faire
de ses casinos indépendants qu’une
bouchée.
Les casinos misent sur le tapis vert du poker pour rafler aussi la
mise. Le groupe Partouche a misé sur le
Partouche
Poker Tour pour s’imposer dans le paysage du
texas
Hold em comme son rival de Barrière avec son
Barrière Poker Tour. Les groupes de ce gabarit n’y
vont pas de mains mortes. En effet, Partouche a
dégainé 2 millions d’euros pour son
prizepool.
De telles sommes ne peuvent en aucun cas être
proposées par des casinos indépendants de par le
nombre de joueurs de poker à attirer pour amortir une telle
somme.
Ces « gué-guerres »
entre casinos réels se traduit sur un autre
terrain : celui du virtuel. Les casinos terrestres comptent se
lancer dans le online et chacun développe ses propres sites
de
casino en ligne.
Patrick Partouche, qui dirige le groupe éponyme, a
annoncé depuis longtemps la couleur : il a
demandé une licence de jeux en ligne à Gibraltar
pour conquérir le marché du casino en ligne
après avoir conquis ceux sur terre. Le groupe
Barrière a déjà préparer le
terrain avec son casino en ligne bientôt mis en service. Il
sera gratuit pour commencer et une fois que l’ami intime de
Desseigne, un certain Nicolas Sarkozy, aura donné son feu
vert, le casino en ligne sera donc payant.
Le monde du casino est un univers impitoyable et même les
séries comme Dallas ou Dynastie sont des querelles banales.
L’alliance entre casinos ne peut se faire uniquement quand
l’appât du gain est en jeu (lire
article
ici). Tout comme un joueur qui va dans un casino pour
espérer gagner, les casinos s’allient
pour espérer attirer plus de joueurs et gagner toujours plus
d’argent. Décidément, le
monde est gouverné par l’argent. Affaire
à suivre.
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