La patience est le
maître mot pour comprendre la politique française
en matière de jeu d’argent. Rappelée
à l’ordre depuis de long mois, la France a
donné des explications
« claires » sur la
stratégie pour légalisater des jeux en ligne. Le
ministre du Budget, Eric Woerth, envisage d’ouvrir le
marché d’ici l’année
prochaine voire dans deux ans.
Paris s’incline donc à ce que Bruxelles le lui
demandait depuis longtemps à savoir ouvrir le
marché du jeu en ligne aux différents operateurs.
Mais les choses ne sont pas si simple que ça. En effet, les
paris sportifs et les jeux de casino en ligne seront
autorisés ainsi que les paris hippiques.
Le seul hic est que les machines à sous sont exclus du
peloton des jeux de casinos autorisés ce qui revient
à dire que le jeu le plus sollicité par les
joueurs en ligne, c’est niet ! Comme dans les
casinos terrestres, le jeu de machines à sous est le jeu le
plus joué de par sa simplcité et les gros gains
dsitribues. Or, selon Eric Woerth, les bandits manchots sont les jeux
les plus addictifs et les joueurs en ligne ne pourront pas devenir
accrocs au casino. Les casinos en ligne pourront proposer
légalement des jeux de table (baccarat, roulette, blackjack)
et des tournois de poker comme la variante la plus jouée le
Texas
Holdem Poker.
L’ouverture du marché du jeu sur internet va
être « maîtrisée et
régulée ». Les sites de jeu en
ligne qui pullulent sur Internet aujourd’hui doivent
s’attendre à faire face à un
véritable parcours du combattant pour avoir le droit de
proposer leurs services aux joueurs de casino.
Quant aux paris hippiques, les paris à côte fixe
et les bookmakers seront interdits. Le PMU
restera l’organisateur de paris mais sa distribution
concernera aussi d’autres opérateurs de paris en
ligne.
Le rapport Durieux a été remis la semaine
dernière à Francois Fillon, Premier ministre, et
préconise une ouverture du marché de
manière contrôlée. Ce rapport est
encourageant pour les sites de casino en ligne mais pas
entièrement. Le point positif restant que la France est
disposée à ouvrir son marché des jeux
en ligne mais en fixant des conditions strictes. L’absence de
machines à sous en ligne serait priver les
opérateurs de casinos en ligne à 85% de leur
chffre d’affaires. Imaginez un instant que les casinos
terrestres proposeraient uniquement des jeux de tables et de cartes
à leurs joueurs sans acune machine à sous. Peu de
casino survivrait à une pareille décision.
C’est la même chose avec les
casinos
en ligne pour qui les bandits manchots sont leur principale
source de revenue. Les casinos devront donc se concentrer sur les jeux
dits légaux et vont devoir se soumettre à une
véritable inspection de l’Etat. Dans ce rapport,
on ne sait toujours pas quels opérateurs pourront entrer
dans le marché français ? Quels seront
les critères à respecter ? A combien
s’élévera la taxe sur les
jeux ?
Bien des questions en suspens mais comme
Casinoweb vous
l’avait dit en début de papier, il faut faire
preuve de patience avec l’Etat français. Mais
c’est un bon début. Affaire à suivre.