Le marché du
jeu en France est la poule aux oeufs d'or de l'Etat français
comme dans tous les pays du monde. Pas moins de six milliards sont
entrés en 2007 dans les caisses de l'Etat grâce
aux taxes et impôts des jeux. La Française des
jeux arrive en tête avec une recette de plus de 9,3 milliards
d'euros suivi du PMU et ses 8,8 milliards d'euros. La
troisième position revient aux 197 casinos de l'hexagone qui
ont engendrés près de 3 milliards de produit brut
des jeux. Une bonne partie de ses 3 milliards de PBJ proviennent du jeu
phare des casinos terrestres : les 21 000
machines
à sous que comptent la France.
L'ancien ministre Bruno Durieux a établi un rapport de 37
pages sur le jeu en ligne. Dans ce rapport complet sur l'ouverture du
marché du jeu en France, il préconise une mise en
place de manière « prudente et
progressive ». Le gouvernement de Nicolas Sarkozy
étudie ce rapport et il donnera une réponse
précise sur sa politique en fin de mois à la
Commission européenne. Dans ce rapport, Durieux ne se voile
pas la face en niant la réalite économique du jeu
en ligne qui n'est pas encore légalisé par
l'Etat. Le rapport recommande que l'ouverture se fasse en fonction des
jeux autorisés et plusieurs cas d'ouvertures sont
élaborés. Soit l'ouverture se concentre
uniquement sur les paris sportifs et hippiques comme le demandait la
Commission européenne, soit l'ensemble des paris sportifs et
le poker en ligne, ou enfin l'ensemble des jeux en ligne hormis les
jeux de loteries du type Euromillion ou encore Loto.
Comme
Casinoweb le
stipule dans son papier rédigé le 15 avril (
lire
article), les machines à sous seront exclus des
jeux de casino autorisées de par les risques d'addiction
encourus par les joueurs de casinos en ligne. Ce rapport est le fruit
de longs entretiens avec une centaine de personnes notamment des
ministres, des opérateurs du jeu français (FDJ,
PMU, Casinotiers) et étrangers ou des
personnalités ayant un faible pour le poker notamment
Patrick Bruel.
Le rapport insiste sur le fait qu'une commission française
va être créée pour étudier
toutes les demandes des opérateurs de casinos en ligne ou de
poker virtuel qui voudront se produire en France. Même les
casinos ayant une licence européenne devront se
présenter au guichet « demande
d'obtention de licence française » pour
se voir délivrer le joli diplôme
« Bon pour proposer ses services en
France ». Les opérateurs
illégaux ont du souci à se faire pour entrer sur
le marché français qui va être
scruté à la loupe par l'équipe de la
Commission des règlementations des jeux. L'affaire ne sera
pas si simple que ça pour les casinos en ligne. Affaire
à suivre.
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