Drôle d'histoire que celle du principal détenu du braquage du
casino « Palm Beach » de Cannes qui a fait couler beaucoup d'encre. Petit retour en arrière sur les faits. Le braquage a lieu le 16 août 2003. Peu avant l'ouverture des portes du casino au public, Mario Habulin, 37 ans, ancien soldat de nationalité croate et son complice - à ce jour non identifié - braquent la Brink's à l'intérieur du
casino et raflent aux trois convoyeurs la somme de 172 000 €, ainsi que les badges d'accès à la salle des coffres.
L'enquête démontre que Fabrice Bardaji, 30 ans, alors agent de sécurité au casino à cette époque, est complice de ce braquage. Il est mis en examen une dizaine de jours plus tard, en même temps que
Mario Habulin et qu'un autre complice, Mohamed Bennour, 35 ans, déjà connu des services de police et préalablement condamné dans une affaire de coups et blessures mortels avec armes et trafic de stupéfiants.
Mario Habulin est condamné à neuf ans de prison pour vol avec armes.
Frabrice Bardaji, lui, est condamné à cinq ans pour complicité. Tous deux ont reconnus les faits qui leur sont reprochés.
Une quatrième personne, une femme, répondant au nom de Klara Richterova, de 31 ans et d'origine tchèque, compagne de M. Habulin, est condamnée à trois mois de prison avec sursis pour recel.
Quant à Mohamed Bennour, il est condamné à 10 ans de prison ferme et purge sa peine depuis août 2003.

Suite à un premier procès qui a lieu devant la Cour d'Assises des Alpes-Maritimes en octobre 2006, le Ministère Public a formé un appel à l'encontre des ces trois accusés, appel qui a été rejeté car trop tardif.
Seul M. Bennour bénéficiera d'un appel, à l'audience de ce lundi, devant la Cour d'Assises des Bouches du Rhône à Aix en Provence , où il maintiendra sa non implication dans ce vol, devant les enquêteurs niçois déjà
en charge de cette affaire en 2003 et qui se sont efforcés de prouver l'implication de celui-ci.
Néanmoins, sa
participation directe
est écartée par l'instruction qui lui reprochera d'avoir
fourni véhicule et local dans cette opération et d'avoir procédé à divers repérages.
Malgré tout, M. Bennour maintiendra
qu'il n'a rien à voir dans cette affaire et ne reconnaîtra pas les faits qu'ils lui sont imputés.
M. Habulin et F. Bardaji, quant à eux, ont également comparu lundi, comme co-accusés, mais finalement entendus comme témoins.
A l'heure d'aujourd'hui, le dossier présente
toujours des insuffisances et la défense est tout aussi virulente lors de cet appel de lundi, qu'elle l'a été lors du premier procès en 2006. D'après l'un des avocats de M. Bennour, Maître Eric Dupont-Morelli, on ne peut pas occulter le fait que l'accusé puisse « se dégonfler » au moment des repérages et décidé de ne pas participer à cette opération.
L'audition des témoins se poursuivra mardi et la fin du procès est prévue pour vendredi.
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