Interrogé par le site
IgamingFrance, lors du dernier salon des jeux en ligne d'argent, qui s'est tenu récemment à Barcelone, rendez vous incontournable pour les acteurs de jeux en ligne, le PDG de la société suédoise UNIBET , opérateur majeur
de jeux en ligne en Europe.
Petit rappel : Petter Nylander qui a été arrêté à Amsterdam en octobre 2007, suite à une plainte déposée
en 2003 par la Française des jeux et le PMU, affaire relancée par la suite en 2006, a été convoqué par un juge d'instruction de Nanterre, pour une histoire de violation du monopole de la Française des jeux sur les paris.
Aujourd'hui, comme le Président d'Unibet
l'explique,
rien ne s'est passé depuis sa comparution devant le juge l'année dernière.
Son dossier est en cours et
pour le moment il est libre de se déplacer comme il le souhaite en France et en Europe.

La vision du jeu en ligne en Europe de
Petter Nylander,
est de deux ordres : dans un premier temps,
il est nécessaire
de bénéficier d'un cadre qui soit applicable à tous les pays d'Europe, de façon à pouvoir travailler sereinement. Il prend pour
modèle
la Directive Européenne sur la Télévision sans Frontières, qui en est un bon exemple et explique que cette Directive qui s'applique à l'ensemble des pays européens permet à tout un chacun de l'adapter en respectant les grands principes fondamentaux de celle-ci. D'après lui, cela va dans le bon sens et les requêtes de la société
Unibet sont entendues, même si cela prend du temps. Dans un second temps, la deuxième demande d'Unibet vis-à-vis de l'Europe serait que le rôle de l'Etat doit se limiter à celui de régulateur et non pas d'opérateur. Dans ce domaine, il est impensable que l'Etat vienne à concurrencer
des entreprises privées.
Petter Nylander souligne que ce modèle de législation est relativement intéressant et existe depuis suffisamment longtemps pour qu'on puisse lui faire confiance. Avec le temps, il a prouvé son efficacité et montré ses résultats. En outre, le PDG
précise que l'idée du « white label » est particulièrement intéressante.
A la question des prélèvements de l'Etat, en termes de taxes sur les jeux, d'après le PDG d'Unibet, si l'Etat n'a pu percevoir de gros prélèvements, c'est aussi en partie parce que la plupart des opérateurs n'ont pas n'ont pas demandé de licences en Angleterre. Aussi, un taux de taxe acceptable, selon Petter Nylander, sur le produit brut des jeux serait de l'ordre de 10%, celui appliqué à l'heure actuelle, de 15%, étant trop élevé.
Par ailleurs, Petter Nylander
indique
que les choses vont dans la bonne direction, quant à un projet de loi d'ouverture du marché anglais, et selon lui le gouvernement français aurait réagi de façon positive.
Pour ce qui est des paris sportifs, il est clair d'après le Président du Groupe, qu'un tiers seulement des revenus d'Unibet provient des paris sportifs, les
casinos représentant 30 %, le poker 20% et le reste étant couvert par d'autres jeux. Il souligne néanmoins l'importance des paris sportifs,
car au contraire des autres jeux, Unibet est son propre opérateur dans ce domaine, alors que pour les casinos ou le poker, la société transitera par des réseaux partenaires.
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